De la préhistoire à l’époque Moderne

La commune fut habitée dès la plus haute antiquité comme en témoignent les tumuli (tertres funéraires) de Ravéan et de Lesquelen, ou encore le menhir de Prat Ledan.

Les Gaulois n’ont laissé que très peu de traces de leur présence à Plabennec sinon deux stèles de l’âge du fer, dites gauloises ou phalliques, ainsi que deux caches souterraines, appartenant probablement à un camp, accolé au site de Lesquelen.

En revanche, de nombreux vestiges romains attestent de l’installation des armées romaines dans la commune pendant plusieurs siècles : trace d’un camp romain à Cosmoguerou, borne de la route qui menait de Kerilien (Plounéventer) à la Pointe Saint-Mathieu trouvée à Keruzaouen, ….

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Du moyen âge à l’époque contemporaine

L’arrivée des Bretons en Armorique et la création de la paroisse de St Abennec

Après la chute de l’Empire romain, les Bretons celtes qui vivaient dans ce qui correspond aujourd’hui à la Grande Bretagne furent contraints de fuir leurs terres envahies par les Saxons. Guidés par leurs chefs religieux et civils, ils émigrèrent en Armorique de manière pacifique. C’est dans ce contexte que vers le VIème siècle, un saint breton obscur nommé Abennec ou Abennoc, fonda le premier village de la paroisse de Saint Abennec qui deviendra, quelques siècles plus tard, Plabennec.

Saint Thénénan

Bien que saint Abennec soit reconnu comme le fondateur de Plabennec, les habitants honorent comme saint patron Saint Thénénan. Ce dernier venu du Pays de Galles, aurait établi un ermitage au VIIè siècle à la Forêt Landerneau, puis se serait installé sur le site de Lesquelen.

Il semble que très rapidement après l’installation de l’ermitage, un village protégé par une palissade de bois fut bâtie sur ce même site. Si au début les villageois de Lesquelen étaient « dirigés » par un chef de clan, au fil des siècles un seigneur

les prit sous sa protection contre les envahisseurs normands et tous les autres pillards.

Il fit alors construire une motte féodale vers le Xème siècle (comprenant la demeure seigneuriale, un donjon, les habitations du village, un claviare et une chapelle, le tout enserré d’une palissade en bois et de douves).

Dès le début du XIVème siècle, la famille du seigneur de Lesquelen s’allia avec la famille de Kermavan (ou Carman) dont une partie du blason inspira la réalisation du blason de la commune en 1973.

Au XVème siècle, le seigneur de Lesquelen quitte son château et fait construire le manoir de la Salle dont il ne reste plus que quelques traces aujourd’hui. Au début du XVIIIème siècle, le village de Lesquelen est abandonné et servira petit à petit de carrière pour les fermes voisines.

Si Lesquelen fut christianisé au Moyen Age, ce fut également le cas de nombreux autres sites à Plabennec. Le clergé fit alors construire un certain nombre de croix chrétiennes dans plusieurs quartiers de la paroisse, des calvaires et des chapelles. De nos jours, seules les chapelles de Lanorven et de Locmaria sont encore visibles.

Au Moyen Age et à l’époque moderne, le développement de Plabennec sur le plan religieux a pu se faire parallèlement et grâce à la croissance démographique. Les multiples seigneuries à l’origine des chapelles, croix et calvaires, le sont aussi pour la construction des manoirs et des moulins (Manoirs du Rest, de Kerbrat…). Autour de ces derniers, toute une petite communauté s’était installée et vivait pratiquement en autarcie. Les seigneurs disposaient de métayers qui travaillaient leurs terres. Généralement, les manoirs possédaient leurs propres moulins comme à Lanoster, au Mendy, Kerhals ou Pentreff…

Sous l’Ancien Régime, les manoirs étaient nombreux à Plabennec mais après la Révolution et au XIXème siècle, la plupart d’entre eux ont été remaniés ou tout simplement anbandonnés avant de tomber en ruines. Plusieurs moulins subirent le même sort mais les Plabennecois en construisirent de nouveaux, parmi lesquels certains ont fonctionné jusqu’à la moitié du XXème siècle.

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La révolution et le XIXème siècle

A la veille de la Révolution, Plabennec était une grande paroisse d’environ 3 500 habitants. Elle constituait en évêché à part entière. A l’époque, il y avait deux bourgs : Plabennec et Loc-Maria. Celui de Plabennec n’avait rien à voir avec celui que l’on connaît aujourd’hui : on y trouvait seulement quelques auberges, des ateliers d’artisanat ainsi que des maisons au toit de chaume… Le seul bâtiment remarquable était l’église St Thénénan dont le début de la construction date de 1720.

La principale activité des Plabennec était l’agriculture. Le niveau de vie était dans l’ensemble moyen.

L’époque révolutionnaire

Avec la Révolution, la paroisse de Plabennec obtint le statut de commune le 28 décembre 1789 et celui de chef-lieu de canton en 1790.
Jean Le Normant, aidé par un conseil municipal composé de huit officiers et de quinze notables, devint le premier maire de la commune.
Pour les paysans la grande victoire de la Révolution fut la redistribution des « communs » à leurs profits.
Une partie des nobles, propriétaires de manoirs, préfèrèrent quitter la commune.
Quelques insurrections eurent lieu en 1791 et surtout en mars 1793.
Cette révolte fut anéntie par près de 2 000 soldats et entraîna la mort ou l’emprisonnement de plusieurs Plabennecois.

Au XIXème siècle, seul le départ de quelques hommes sur les fronts des guerres napoléoniennes viendra perturber l’équilibre des Plabennecois, reposant principalement sur la culture de la terre et le respect des valeurs religieuses.

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Le XXème siècle

Première guerre mondiale

Pendant le conflit de 1914/1918, 739 Plabennecois furent mobilisés. Parmi eux, 150 ont été tués, 81 blessés et 58 faits prisonniers de guerre. Parmi les survivants revenus dans la commune après le conflit, nombre d’entre eux moururent prématurément (gazés, ….). Ces disparitions précoces ont eu de nombreuses répercussions sur le quotidien des Plabennecois et notamment sur la démographie puisque, en 1911, la population totale était de 3 887 habitants alors que, en 1921, elle n’était plus que de 3 823.Il faudra attendre près de 20 ans pour que le nombre d’habitants redevienne égal à celui de 1911.

 

La seconde guerre mondiale

Lors de la seconde guerre mondiale, ce sont 300 hommes de la commune qui s’en allèrent au front. 175 d’entre eux connurent la captivité. En 1940, plusieurs jeunes Plabennecois, dont Marcel Bouguen, rejoignirent la France libre et la résistance. Plabennec fut libérée le 7 août 1944.

 

Modernisation et développement de la commune

Commune rurale, Plabennec comptait dans la première moitié du XXème siècle jusqu’à 400 fermes dont la majorité ne dépassait pas les 10 hectares. Après la Seconde Guerre mondiale, le monde agricole va connaître de grands bouleversements au niveau économique et social. L’arrivée du tracteur et la mécanisation des travaux agricoles vont transformer la commune. L’activité agricole nécessitant moins de main d’œuvre, de nombreux ruraux quittent la campagne pour venir s’installer en ville.

En 1904 une ligne de chemin de fer reliant Lesneven ou Lannilis à Brest en passant par Plabennec avait été inaugurée. La commune comptait alors trois gares : la grande gare à l’entrée de l’agglomération, la petite gare de Ravean et celle de Locmaria. Cependant, face à la concurrence des cars dans les années 1930, le conseil général décida la fermeture de la ligne.

La modernisation de la commune passa également par la construction d’un grand réseau d’eau potable en 1938, l’électrification en 1948 et, dans les années 1970, la création d’un réseau d’assainissement collectif. A partir des années 1960, des équipements et bâtiments communaux sont édifiés pour répondre aux besoins de plus en plus divers des habitants : établissements scolaires, équipements de loisirs, culturels et sportifs…

En effet, à partir des années 1960, la généralisation de l’automobile et la proximité de l’agglomération brestoise entraînent un développement de la commune, sous forme de lotissements autour du bourg majoritairement. Depuis, la population de la commune croît de manière continue. En 2014, on compte ainsi près de 8 300 Plabennecois.

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EXPOSITION DU CENTENAIRE 14-18 / SPECTACLE “Et ils s’enfoncèrent dans la brume”

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EXPOSITION DU CENTENAIRE 14-18

DU 12 AU 23 JANVIER 2016 – ESPACE CULTUREL

LE CHAMP DE FOIRE

Dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, le service culturel en partenariat avec l’association locale des Anciens Combattants propose une exposition qui retrace l’histoire de ces centaines de milliers de soldats qui, à l’image des 689 Plabennecois mobilisés, ont vécu l’enfer des tranchées.
A travers une série de documents d’époque et divers objets, vous pourrez découvrir ce que fut le quotidien de ces hommes sur le front mais aussi de ces femmes qui, « restées au pays » », ont dû remplacer leurs fils et leurs maris dans les champs commerces et ateliers…

 

Horaires d’ouverture :

du mardi au jeudi de 10h à 12h et de 13h30 à 17h
Le vendredi de 10h à 12h et de 13h30 à 19h
Le samedi de 10h à 12h
Entrée libre et gratuite.

 

 

SPECTACLE “Et ils s’enfoncèrent dans la brume”

VENDREDI 22 JANVIER – ESPACE CULTUREL LE CHAMP DE FOIRE

A l’occasion de cette exposition, les élèves du Collège Nelson Mandela présenteront le spectacle

« Et ils s’enfoncèrent dans la brume » à 14h et 20h.
Gratuit. Billetterie disponible à l’Espace culturel Le Champ de foire. Renseignements et réservations : 02 98 30 78 95.

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Journées européennes du Patrimoine 2017 : Salon des métiers d’Art et du Patrimoine – Dimanche 17 septembre

Journées européennes du patrimoine
Salon des métiers d’Art et du Patrimoine
Dimanche 17 septembre 2017
Quartier de Locmaria (direction Lesneven)
De 10h à 18h
Entrée libre et gratuite

En partenariat avec l’Office du tourisme du Pays des Aber, la maison d’édition Aber, la Bibliothèque municipale et les associations Avalou Plabenneg, Chorale du Menhir, Jardins partagés, Kroaz Hent, Mignoned Locmaria, Santez Anna Lanorven et Union Nationale des Combattants.

état final Les métiers d’Art sont l’héritage de savoir-faire précieusement élaborés au fil des siècles. Ils offrent une palette de 281 activités réparties en 16 domaines : métal, céramique, verre, bois… Ce patrimoine immatériel fait partie de notre culture. Il est riche d’une étonnante diversité d’artisans et de pratiques. Un terreau bien vivant en perpétuelle évolution. Porteurs d’histoire et d’innovation, les métiers d’Art représentent une ressource infinie pour tous les créateurs. »*

C’est pourquoi, à l’occasion de la 34ème édition des Journées européennes du Patrimoine, la Ville de Plabennec et les associations plabennecoises ont souhaité mettre à l’honneur ces métiers à travers le travail de quelques artisans locaux : verrier, ferronnier, céramiste, tourneur sur bois, tailleur de pierre…
Ainsi, par le biais de démonstrations et d’expositions, vous pourrez faire connaissance avec ces femmes et ces hommes qui « façonnent, restaurent, imaginent des pièces d’exception à la croisée du beau et de l’utile. »

Pour enrichir cette programmation, différentes animations vous seront également proposées tout au long de la journée :

– Balade commentée et chantée sur l’histoire de Locmaria
– Chasse au trésor pour les enfants
– Découverte du verger conservatoire
– Présentation du patrimoine historique de la commune
– Inauguration de la grainothèque
– Jeux bretons
– Présentation de Tanguy Malmanche par la maison d’édition Aber
– Petite restauration sur place

Renseignements : Espace culturel Le Champ de Foire – 02 98 30 78 95
*Institut national des métiers d’Art

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hand of a carpenter taking measurement of a wooden plank

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