7 questions sur le déploiement de la vidéoprotection à Plabennec

Sur demande du Maire, le Préfet a autorisé l’installation et l’exploitation de la vidéoprotection sur la commune. Strictement régie par la loi, la vidéoprotection permet de mieux protéger l’espace urbain en conciliant tranquillité publique et libertés individuelles. Cette installation peut légitimement faire naître des interrogations. Éléments de réponses…

Pourquoi installer la vidéoprotection ?

La mise en place du système répond à 3 objectifs :

Dissuader les actes de malveillance sur les bâtiments publics (dégradations, effractions, vols d’équipements…) qui représentent un coût important pour la collectivité.

Renforcer la prévention et la sécurité des personnes sur la voie publique en influant sur les comportements des usagers de la route.

Faciliter l’élucidation d’affaires judiciaires (cambriolages, accidents…) en accélérant les enquêtes au bénéfice des victimes.

Le dispositif de vidéoprotection entrera en fonction à la fin du mois de février.

 

Que filment les caméras et où sont-elles ?

Les caméras filment uniquement la voie publique et l’extérieur des bâtiments publics. Aucune maison, appartement ou espace privé n’est filmé. Si un tel espace entre dans le champ d’une caméra, les parties privatives sont obligatoirement masquées par un écran noir.

Les lieux d’implantation des 37 équipements ont été choisis par la municipalité en collaboration avec le référent du groupement de gendarmerie du Finistère. Ses choix se sont opérés en fonction des différents sites et des infractions recensées (violences aux personnes, destructions de biens…).

70% des caméras sécurisent les bâtiments publics

Elles se situent sur des zones bien définies : le complexe sportif Louis Goasduff, la Maison de l’enfance, la nouvelle aire de jeux, le futur pôle associatif et social, l’Espace culturel, le centre technique communal et les salles Abbé Le Guen et Maryvonne Dupureur.

30% des caméras couvrent la voirie

Orientés vers la voirie, ces dispositifs permettent aux services enquêteurs de recouper les « axes de fuites », comme les flux routiers aux entrées et sorties d’agglomération en cas d’investigations portant sur des infractions, délits ou crimes commis sur le territoire.

 

Qui a accès aux images ?

L’accès aux images est strictement encadré par la loi. Seules les personnes habilitées par l’autorisation préfectorale peuvent consulter les images. A Plabennec, le policier municipal, le Maire et l’Adjoint aux Bâtiments sont habilités.

Les images ne seront pas visionnées en continu. Elles seront enregistrées, puis consultées si besoin par le policier municipal et sur réquisition judiciaire. Seule une autorité judiciaire a le pouvoir de demander l’extraction des images en dehors de la mairie. L’ensemble des équipements est géré depuis un local sécurisé.

 

Combien de temps sont conservées les images ?

Les images sont enregistrées et conservées pendant une durée maximale de 15 jours. Passé ce délai, elles sont détruites, écrasées automatiquement.

 

Quelles sont les attentes concernant ce dispositif à moyen terme ?

Par son effet dissuasif, l’installation d’un système de vidéoprotection entraîne systématiquement une réduction des actes de vandalisme autant pour la collectivité que pour les particuliers. Des économies sont par conséquent attendues sur le coût des réparations des dégâts occasionnés. De plus, cela conduira à une baisse des primes d’assurances pour les bâtiments de la ville grâce à une réduction prévisible du « taux de sinistralité ». Plusieurs communes environnantes ont adopté la vidéoprotection observant un reflux des atteintes aux biens.

 

Et les libertés individuelles dans tout ça ?

Comme évoqué précédemment, le déploiement et le fonctionnement de la vidéoprotection sur le domaine public sont très encadrés par la législation qui garantit le respect de la vie privée et des libertés individuelles. L’emplacement des caméras, la non-visualisation des images en continu par un opérateur, la durée de conservation des images [limitée à 15 jours à Plabennec], la formation des personnes habilitées à les visionner répondent à des procédures strictes. Ce dispositif de vidéoprotection est encadré par la Loi et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Les habitants sont informés de la présence de caméras par des panneaux d’informations.

 

Puis-je exercer mon droit à l’image ?

Toute personne a le droit de demander à visionner les images la concernant ou de vérifier qu’elles ont été détruites. Cet accès est de droit. Pour ce faire, il faut adresser une demande écrite et motivée au Maire. La visualisation de la séquence se fait, sous réserves, en présence d’une personne habilitée par l’autorisation préfectorale. Avant de donner l’accès aux images, plusieurs vérifications préalables seront effectuées. Après accord, l’intéressé pourra visionner les images le concernant dans le local du policier municipal. D’aucune façon les images ne pourront être emportées.

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