Du moyen âge à l’époque contemporaine

L’arrivée des Bretons en Armorique et la création de la paroisse de St Abennec

Après la chute de l’Empire romain, les Bretons celtes qui vivaient dans ce qui correspond aujourd’hui à la Grande Bretagne furent contraints de fuir leurs terres envahies par les Saxons. Guidés par leurs chefs religieux et civils, ils émigrèrent en Armorique de manière pacifique. C’est dans ce contexte que vers le VIème siècle, un saint breton obscur nommé Abennec ou Abennoc, fonda le premier village de la paroisse de Saint Abennec qui deviendra, quelques siècles plus tard, Plabennec.

Saint Thénénan

Bien que saint Abennec soit reconnu comme le fondateur de Plabennec, les habitants honorent comme saint patron Saint Thénénan. Ce dernier venu du Pays de Galles, aurait établi un ermitage au VIIè siècle à la Forêt Landerneau, puis se serait installé sur le site de Lesquelen.

Il semble que très rapidement après l’installation de l’ermitage, un village protégé par une palissade de bois fut bâtie sur ce même site. Si au début les villageois de Lesquelen étaient « dirigés » par un chef de clan, au fil des siècles un seigneur

les prit sous sa protection contre les envahisseurs normands et tous les autres pillards.

Il fit alors construire une motte féodale vers le Xème siècle (comprenant la demeure seigneuriale, un donjon, les habitations du village, un claviare et une chapelle, le tout enserré d’une palissade en bois et de douves).

Dès le début du XIVème siècle, la famille du seigneur de Lesquelen s’allia avec la famille de Kermavan (ou Carman) dont une partie du blason inspira la réalisation du blason de la commune en 1973.

Au XVème siècle, le seigneur de Lesquelen quitte son château et fait construire le manoir de la Salle dont il ne reste plus que quelques traces aujourd’hui. Au début du XVIIIème siècle, le village de Lesquelen est abandonné et servira petit à petit de carrière pour les fermes voisines.

Si Lesquelen fut christianisé au Moyen Age, ce fut également le cas de nombreux autres sites à Plabennec. Le clergé fit alors construire un certain nombre de croix chrétiennes dans plusieurs quartiers de la paroisse, des calvaires et des chapelles. De nos jours, seules les chapelles de Lanorven et de Locmaria sont encore visibles.

Au Moyen Age et à l’époque moderne, le développement de Plabennec sur le plan religieux a pu se faire parallèlement et grâce à la croissance démographique. Les multiples seigneuries à l’origine des chapelles, croix et calvaires, le sont aussi pour la construction des manoirs et des moulins (Manoirs du Rest, de Kerbrat…). Autour de ces derniers, toute une petite communauté s’était installée et vivait pratiquement en autarcie. Les seigneurs disposaient de métayers qui travaillaient leurs terres. Généralement, les manoirs possédaient leurs propres moulins comme à Lanoster, au Mendy, Kerhals ou Pentreff…

Sous l’Ancien Régime, les manoirs étaient nombreux à Plabennec mais après la Révolution et au XIXème siècle, la plupart d’entre eux ont été remaniés ou tout simplement anbandonnés avant de tomber en ruines. Plusieurs moulins subirent le même sort mais les Plabennecois en construisirent de nouveaux, parmi lesquels certains ont fonctionné jusqu’à la moitié du XXème siècle.

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